Sherlock Holmes

Les attributs de Sherlock Holmes

Comme Athéna qui, nous raconte la mythologie, surgit tout équipée du cerveau de Zeus, Sherlock Holmes reçut tous ses attributs dès sa création, par le travail remarquable de l’illustrateur attitré du Strand, Sydney Paget. C’est à lui que l’on doit l’impérissable silhouette du détective-conseil, du manteau au célébrissime deerstalker qui coiffe pour l’éternité notre personnage fétiche, tout y était dès le début. Conan Doyle se plaignit, paraît-il, le Holmes qu’il avait imaginé n’étant pas si élégant ; qu’importait, le public en plébiscitant le Strand magazine, valida pour toujours la silhouette évoquée par l’œuvre de Paget.

Le théâtre, d’ailleurs, se chargea de rendre vivante la gravure de mode. L’auteur et acteur de la première pièce de théâtre autour de Holmes (qui n’a pas été écrite mais fut approuvée par Doyle) William Gillette, reprend toutes les caractéristiques de Holmes, notamment son addiction à la drogue (solution à 7 % dont nous reparlerons certainement), et surtout sa manie de beaucoup fumer : il popularise la pipe de Sherlock Holmes dans la forme que nous lui connaissons toujours.

La pipe, le deerstalker, la loupe, l’addiction : ces quatre attributs de Sherlock Holmes avec lesquels les futurs adaptateurs de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle vont jouer le jeu infini de la citation, du détournement ou du sarcasme se retrouvent, sous une forme ou sous une autre, au cœur de toutes les redéfinitions que ces adaptations font subir au personnage.

C’est ce que nous nous proposons d’explorer dans les prochains épisodes, pour fêter l’arrivée de la première saison d’Elementary sur Netflix.

(à suivre)

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