« Referme ton Koran. Pense librement, et regarde librement le ciel et la terre.
Au pauvre qui passe, donne la moitié de ce que tu possèdes.
Pardonne à tous les coupables. Ne contriste personne.
Et cache-toi pour sourire. »

« Dans les monastères, les synagogues et les mosquées
se réfugient les faibles que l’enfer épouvante.
L’homme qui connaît la grandeur de Dieu
ne sème pas dans son coeur les mauvaises graines de la terreur et de l’imploration. »

Omar Khayyam, mathématicien, astronome et poète persan du XIe siècle. (traduction de Franz Toussaint)

Omar Khayyam fut l’un des plus grands savants de son temps ; en tant qu’astronome, il dirigea la réforme du calendrier musulman (1074), en tant que mathématicien il publia de nombreux traités qui firent autorité.

Mais sa postérité, il la doit à son oeuvre poétique, qui d’ailleurs n’est pas pléthorique : 170 quatrains, qui chantent la douleur d’un homme désabusé, éloigné des rigueurs de la religion comme du matérialisme pragmatique des intrigues de cour.

Aux certitudes qui conduisent à l’aveuglement, Khayyam préféra le doute qui conserve les yeux ouverts ; à la glorification de la mort il préféra chanter la joie de vivre, l’amour et le vin.

Puissent encore et toujours s’élever de telles voix, s’écrire de tels mots, qui longtemps après qu’ils furent prononcés ou écrits peuvent nous réconforter dans le doute éclairé où nous devons passer notre existence.

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