La jeune vampire

À l’heure où les littératures de l’imaginaire peinent à se faire une place dans le coeur du grand public, marquées par l’image d’une pseudo-littérature aux origines populaires douteuses, il est sans doute temps que l’on se souvienne de quelques pionniers héroïques du fantastique et de la SF, reconnus comme de grands auteurs.

Indubitablement, J.H. Boëx, dit Rosny aîné (pour le distinguer de son frère cadet, qui partagea le pseudonyme de Rosny avec son aîné au début de sa carrière) est de ceux-là. Avec Maurice Renard ou Gustave Le Rouge, Rosny aîné sut, d’une part moderniser un genre né dans l’orbite de Jules Verne, et d’autre part y apporter une contribution majeure : le lyrisme et la poésie. La SF française avait en ses début une spécificité bien réelle ; flirtant avec le fantastique, parlant de sentiments autant que de machines, en son ADN était déjà inscrits les chefs d’œuvres à venir, de Régis Messac à Pierre Pelot ou le regretté Roland C. Wagner…

La jeune vampire est à ce titre un texte emblématique de cette « french touch » qui mêle fantastique et expérience intime, poésie et frisson de l’inconnu. Nous avons joint à ce conte moderne deux autres courts textes, qui illustrent l’apport stylistique de Rosny aîné et en fait un auteur-clé du genre. À découvrir d’urgence, donc.

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