Couverture Le fantôme de Canterville Banquises et Comètes

Un fantôme au catalogue

Une rumeur circulait depuis quelques temps dans les couloirs de notre base secrète : l’endroit serait hanté. Et l’on vit même circuler sur internet une photographie fort troublante, dont on se demandait avec anxiété s’il s’agissait d’un habile montage photographique ou de la première preuve de la vie après la mort…

Eh ! bien, la rumeur se confirme : notre catalogue est bien hanté, depuis ce matin, par un fantôme ; mais celui-ci est très particulier : Il s’agit du fantôme de Canterville.

 

L’esprit d’Oscar Wilde

Écrivain, critique littéraire et figure emblématique à la fois de l’esprit frondeur qui pouvait agiter l’Angleterre victorienne, et le profond rejet que manifestait celle-ci à l’égard des artistes et penseurs « différents », Oscar Wilde était un homme d’esprit. Et cet esprit… se manifeste particulièrement dans cette délicieuse nouvelle, où nous faisons la connaissance d’un fantôme, d’une drôle de famille et des conséquences inattendues de leur rencontre entre les murs vénérables du manoir de Canterville.

Mais, nous nous sommes aperçus ( à notre grand désarroi) que si l’intrigant ectoplasme est bien connu, son histoire demeurait obscure pour une partie du public. Car Ce fantôme de Canterville, bien loin d’être un conte fantastique banal, renouvelle le genre et réenchante durablement ses histoires, souvent lugubres, parfois inquiétantes, et rarement drôles ou touchantes.

C’est bien à l’esprit d’Oscar Wilde (son génie propre et la créature qu’il enfanta) que nous devons cette petite histoire qui confronte une Angleterre traditionnelle qui vit depuis longtemps avec ses revenants, et une Amérique au matérialisme conquérant qui se prend difficilement à rêver avec nostalgie entre les vieux murs.

 

Émotions fortes garanties ?

Si la nouvelle d’Oscar Wilde se déguste comme le thé outre-manche, elle recèle pourtant sa dose d’émotions ; mais point de frisson funéraire ; car l’écrivain, dans un réflexe salutaire, ne se range pas du côté des adultes (le côté hélas – il faut bien le concéder – où l’on s’ennuie souvent) mais des enfants, des esprits, des jardins et du rêve.

Notre cher fantôme ne pouvait pas choisir meilleur endroit à hanter que le catalogue de Banquises et Comètes, n’est-il pas ?

 

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